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COMPRENDRE UN CHIFFRAGE

Les 8 lignes qui font varier
un devis vidéo entreprise.

Vous avez deux propositions sur le bureau, un écart important entre les deux, et aucun moyen de savoir laquelle est honnête. Cette page décompose un devis vidéo poste par poste, pour que vous puissiez lire les nôtres comme celles de nos confrères. Vous n’avez pas besoin de nous choisir pour vous en servir.

Pourquoi deux devis pour « la même vidéo » ne sont jamais comparables

Un devis vidéo n’est pas un prix affiché. C’est une hypothèse de travail chiffrée : un producteur a lu votre demande, imaginé une méthode, compté des journées et des personnes, puis converti tout cela en une somme. Si deux producteurs vous donnent des montants très différents, ce n’est presque jamais parce que l’un est cher et l’autre pas. C’est parce qu’ils n’ont pas imaginé le même film.

Le problème vient de la présentation. Beaucoup de devis tiennent en trois lignes : « préparation », « tournage », « post-production », un total, une TVA. Impossible de comparer quoi que ce soit. Vous ne voyez ni le nombre de jours, ni la taille de l’équipe, ni ce que vous pourrez faire du film une fois livré.

La bonne question à poser à un prestataire n’est donc pas « pouvez-vous baisser ? » mais « qu’est-ce que vous avez compté ? ». Un devis qui ne répond pas à cette question devrait vous inquiéter, quel que soit son montant. Et si vous demandez le détail à deux prestataires et qu’un seul vous le donne, vous avez déjà appris quelque chose.

Le principe de base

Le prix d’un film vient des humains
et du temps qu’ils y passent. Pas du matériel.

Les quatre facteurs qui pèsent avant le tournage

Ce sont les postes les plus souvent invisibles dans un devis, et pourtant ceux qui expliquent les plus gros écarts. Si une proposition vous paraît étonnamment basse, c’est presque toujours ici que la différence se cache.

  • 1. La préparation. Écriture, note d’intention, découpage, repérages, planning, autorisations de tournage, recherche de figurants ou d’intervenants. Un film « simple » sans préparation devient un film long à tourner et pénible à monter. Un devis sans ligne de préparation n’est pas moins cher : il déplace le coût sur vous, qui allez organiser, relancer et arbitrer à sa place.
  • 2. Le nombre de journées de tournage. C’est l’unité de base de tout chiffrage. Une demi-journée sur un site, ce n’est pas deux jours sur trois sites. Vérifiez toujours combien de journées sont comptées, et ce qui se passe si le tournage déborde.
  • 3. La taille de l’équipe. Une personne seule qui filme, cadre, éclaire et prend le son ne produit pas la même image qu’un cadreur accompagné d’un ingénieur du son et d’un chef opérateur. Ce n’est pas une question de prétention, c’est une question de simultanéité : à un moment, il faut plusieurs paires de mains en même temps.
  • 4. Ce qui entre dans le champ. Comédiens, figurants, décor, accessoires, maquillage, lieu privatisé, drone, machinerie. Chaque élément visible à l’image a une ligne quelque part. Une vidéo tournée dans vos locaux avec vos équipes ne coûtera jamais le prix d’une scène jouée par des comédiens dans un lieu loué.

Les quatre facteurs qui pèsent après

Le tournage, c’est la partie spectaculaire. Ce n’est pas la plus lourde. La suite est plus longue, moins visible, et c’est très souvent là que deux devis divergent sans le dire.

  • 5. Le montage. Dérushage, montage, étalonnage, mixage, habillage graphique, sous-titres. Notre règle d’estimation est simple : comptez environ deux jours de montage pour un jour de tournage. Si un devis annonce beaucoup de tournage et presque pas de post-production, ce n’est pas un bon deal, c’est un film qui sera monté vite.
  • 6. Les droits. Musique, voix off, images d’archives, droit à l’image des personnes filmées. Un devis sérieux précise pour combien de temps, sur quels supports et sur quel territoire vous pouvez diffuser. Un film que vous ne pouvez plus utiliser dans deux ans n’a pas le même prix qu’un film à vous, pour toujours, partout.
  • 7. Le nombre de livrables. Un film et ses déclinaisons ne sont pas le même travail. Format horizontal, format vertical, version courte, version longue, version sous-titrée, version sans voix pour l’international : chaque version demande un nouveau passage au montage. C’est souvent le levier le plus rentable pour un annonceur, à condition qu’il soit prévu dès le départ et non ajouté après coup.
  • 8. Les allers-retours de validation. Un devis honnête indique combien de séries de modifications sont incluses. Sans cette ligne, deux issues possibles : soit le prestataire absorbe silencieusement, et il vous en voudra ; soit il vous refacture, et vous lui en voudrez. Les deux abîment le projet.

Les ordres de grandeur que nous assumons

Voici nos fourchettes, publiquement. Elles ne sont pas un tarif au clic : elles décrivent des niveaux d’engagement différents. Servez-vous-en pour situer une proposition reçue ailleurs.

Type de production Fourchette Ce qui fait bouger le curseur
Social et éditorial, formats courts en série 50 à 500 € par vidéo Volume, tournage groupé sur une même journée, montage cadré, peu de préparation
Corporate et marque employeur 1 500 à 5 000 € par vidéo Préparation, interviews, nombre de sites, déclinaisons, sous-titrage
Production complète 5 000 à 50 000 € Écriture, comédiens, décor, équipe étoffée, droits étendus, campagne multi-formats

Un point important : ces fourchettes se recoupent avec celles de la plupart des producteurs sérieux. Si vous recevez une proposition très en dessous, elle n’est pas forcément malhonnête — elle décrit simplement moins de jours, moins de personnes ou moins de droits. Demandez lesquels. Le détail de notre approche corporate est sur la page prix d’une vidéo corporate.

Ce que personne ne vous dit

Un beau film sans budget de diffusion
reste un beau film que personne ne voit.

C’est la ligne absente de tous les devis, y compris des nôtres, parce qu’elle ne nous concerne pas commercialement. Avant d’arbitrer entre deux propositions, posez-vous la question de ce qu’il vous restera pour diffuser. Mieux vaut un film cohérent avec un vrai budget média derrière qu’un film ambitieux qui finira sur une page interne. Nous préférons vous le dire avant de signer plutôt qu’après la livraison.

Le même sujet, deux formats, deux prix

La version courte : un message, un rythme, une intention. C’est le format le moins coûteux à décliner une fois le tournage fait.
La version longue, issue du même tournage. Plus de séquences utilisées, plus de montage, plus de mixage : le budget se joue ici, pas dans la caméra.

Ces deux films illustrent mieux qu’un tableau ce que vous achetez réellement. Le tournage est mutualisé. Ce qui change entre les deux versions, c’est le temps de montage et le nombre de livrables — donc deux des huit facteurs ci-dessus, à eux seuls.

Comment nous chiffrons, et ce que vous pouvez exiger

Nous détaillons systématiquement les journées, l’équipe, le volume de post-production, les livrables et l’étendue des droits. Pas parce que c’est élégant, mais parce que c’est le seul moyen de discuter du budget sans discuter du prix : si l’enveloppe ne passe pas, on retire un site, une version ou une journée, et vous savez exactement ce que vous perdez.

Exigez la même chose de tous vos prestataires, nous compris. Si un confrère vous propose un chiffrage nettement plus bas que le nôtre avec le même niveau de détail, prenez-le : il a probablement une méthode plus adaptée à votre besoin. Si le détail n’existe pas, vous ne comparez pas des prix, vous comparez des promesses.

Pour situer votre projet, nos ordres de grandeur vont de 50 à 500 € par vidéo sur des formats courts en série, jusqu’à 5 000 à 50 000 € pour une production complète. Les projets de marque employeur se situent le plus souvent entre les deux. Envoyez-nous votre brief, même incomplet : nous vous répondons avec un chiffrage ligne par ligne, que vous pourrez mettre en face des autres.

Nous répondons dans la journée.

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