Combien coûte
une vidéo corporate ?
Presque personne ne répond à cette question. On vous renvoie vers un formulaire, on vous parle
de « projet sur mesure », et vous repartez sans savoir si votre budget est réaliste.
Voici comment se construit réellement le prix d’une vidéo d’entreprise.
La réponse honnête d’abord
Une vidéo corporate n’a pas de prix catalogue, parce que ce n’est pas un produit : c’est une
quantité de travail. Deux films de trois minutes peuvent séparer leur budget d’un facteur cinq
sans que l’un soit meilleur que l’autre — ils n’ont simplement pas mobilisé les mêmes moyens.
Ce qui fait le prix d’une vidéo, ce n’est pas le matériel.
Ce sont les personnes qui y travaillent et le temps qu’elles y passent.
C’est le contresens le plus courant. On imagine payer une caméra, un drone, un stabilisateur.
En réalité, le matériel représente une part mineure d’un devis : il est amorti sur des centaines
de tournages. Ce que vous payez, ce sont des journées de travail — celles du réalisateur, du
cadreur, de l’ingénieur du son, du monteur, de l’étalonneur — et le nombre de personnes
présentes le jour du tournage.
Une conséquence utile : réduire un budget vidéo, c’est réduire du temps ou des
personnes. Pas négocier du matériel. Quand un prestataire baisse fortement son prix
sans rien retirer du dispositif, quelque chose a été retiré ailleurs — souvent en
post-production, là où ça ne se voit pas sur le devis.
La règle des deux jours
Le poste que les entreprises sous-estiment le plus, c’est le montage. C’est pourtant le plus
long, et de loin. Comptez en moyenne deux jours de montage pour un jour de
tournage. Cette règle vous permet d’estimer n’importe quel projet en trente secondes.
| Tournage | Montage | Charge totale approximative |
|---|---|---|
| 1/2 journée | 1 journée | ≈ 2 jours avec la préparation |
| 1 journée | 2 journées | ≈ 4 jours avec la préparation |
| 2 journées | 4 journées | ≈ 7 jours avec la préparation |
| 3 journées | 6 journées | ≈ 10 jours avec la préparation |
Un tournage d’une journée, ce n’est donc pas un budget d’une journée : c’est environ quatre
jours de travail au total, préparation et allers-retours de validation compris.
Trois niveaux,
trois budgets.
Voici les trois dispositifs que nous montons le plus souvent, avec leurs fourchettes réelles.
Repérez celui qui correspond à votre besoin.
Le format direct
50 à 500 €
par vidéo
- Formats courts et verticaux, pensés pour les réseaux
- Production en série : plusieurs vidéos par journée
- Un lieu, équipe réduite
- Montage rythmé, sous-titres, musique libre de droits
- Le prix unitaire baisse avec le volume
Pour alimenter vos réseaux et tenir un rythme de publication.
Le dispositif complet
1 500 à 5 000 €
par vidéo
- Une à trois journées de tournage
- Un ou plusieurs sites
- Équipe étoffée : réalisation, image, son
- Écriture et repérages en amont
- Interviews, images d’illustration, étalonnage
- Déclinaisons courtes pour les réseaux
Pour un film institutionnel, une marque employeur, un savoir-faire.
La production sur mesure
5 000 à 50 000 €
selon l’ampleur
- Tournage sur plusieurs jours, parfois plusieurs villes
- Écriture, casting, comédiens ou voix off
- Direction artistique dédiée
- Motion design, création sonore originale
- Plusieurs films et déclinaisons multiformats
- Plan de diffusion pensé avec vous
Pour une campagne de marque, un lancement, un dispositif en média payant.
Ce qui fait basculer
d’un niveau à l’autre
Sept éléments expliquent l’essentiel des écarts entre deux devis. Aucun n’est un supplément
arbitraire : chacun ajoute des heures ou des personnes.
- Le nombre de lieux. Deux sites, ce n’est pas deux fois plus de tournage — c’est du transport, une réinstallation complète, souvent une journée de plus.
- Le nombre d’intervenants filmés. Chaque interview ajoute de l’installation, du tournage et surtout du dérushage.
- La taille de l’équipe. Un cadreur seul ne fait pas le même film qu’un trio réalisation-image-son. Ce n’est pas toujours nécessaire — mais quand ça l’est, ça se voit.
- L’écriture. Un film scénarisé demande un travail en amont qui n’apparaît nulle part à l’image, et qui change tout à l’arrivée.
- Le motion design. Il se facture au temps d’animation, pas à la journée. C’est le poste qui varie le plus.
- Les droits. Musique originale, voix off, images d’archives, comédiens : chacun a ses droits d’utilisation, liés à la durée et au territoire de diffusion.
- Le nombre de formats livrés. Décliner un film en versions courtes se fait à partir des mêmes rushes — c’est le meilleur rapport valeur/coût de tout le devis.
15 secondes pour les réseaux. Le second format coûte une fraction du premier, parce qu’il
n’a demandé aucun tournage supplémentaire.
Une vidéo réussie ne suffit pas à produire un résultat.
Ce que vous obtiendrez dépend aussi du budget que vous consacrerez à la diffuser.
Un excellent film vu par deux cents personnes rapporte moins qu’un bon film vu par cinquante
mille. Nous préférons le dire avant : si votre enveloppe globale est serrée, mieux vaut souvent
un dispositif de niveau 1 correctement diffusé qu’un film de niveau 3 qui dormira sur une page
interne. Cet arbitrage fait partie de la discussion — il ne se décide pas après la livraison.
Estimer votre projet
en quatre questions
- Combien de lieux faut-il filmer ?
- Combien de personnes doivent apparaître à l’image ?
- Combien de formats voulez-vous livrer, et pour quels canaux ?
- Quel budget de diffusion accompagnera le film ?
Avec ces quatre réponses, nous vous donnons une fourchette dès le premier échange, sans
rendez-vous préalable ni cahier des charges. Si votre budget ne correspond pas au dispositif
envisagé, nous vous le disons tout de suite et nous proposons l’alternative.
Et nous répondons dans la journée. Pas sous 48 heures, pas « dans les
meilleurs délais » : dans la journée.











