Une vidéo de levée de fonds
ne vend pas une marque, elle prouve une traction.
Votre audience tient dans une poignée de salles de réunion. Elle n’a pas de temps, elle a des critères. Un film destiné à des investisseurs n’a rien à voir avec un film destiné à des clients : ni la durée, ni la structure, ni le ton, ni ce qu’on met à l’image. Nous l’écrivons comme un document de conviction, pas comme une pièce de communication.
Le réflexe qui coûte le plus cher : réutiliser son film de marque
C’est la demande qu’on reçoit le plus souvent. Vous avez un film corporate, il est propre, il a coûté de l’argent, il raconte votre histoire. Autant s’en servir pour la levée. Le problème, c’est qu’un film de marque est construit pour séduire quelqu’un qui ne vous connaît pas et qui n’a rien à décider. Un investisseur, lui, est déjà en train d’évaluer. Il ne cherche pas à tomber amoureux de votre projet, il cherche une raison de le classer sans suite avant la fin de la journée.
Résultat : les codes qui fonctionnent ailleurs se retournent contre vous. Le plan large sur les bureaux, l’équipe qui rit autour d’une table, la nappe de piano, la voix off qui explique que vous réinventez un secteur. Tout cela signale exactement ce que vous ne voulez pas signaler dans cette pièce-là : que vous communiquez au lieu de démontrer.
Un film de levée fait le chemin inverse. Il pose un problème réel, il montre que quelque chose fonctionne déjà, il donne à voir l’équipe qui le fait tourner, et il s’arrête. Ce qui reste en tête n’est pas une émotion, c’est une conviction : ces gens-là savent de quoi ils parlent, et ça marche.
- Le film de marque cherche la portée. Le film de levée cherche une audience nommée : les fonds de votre thèse, les business angels de votre écosystème, parfois un seul comité d’investissement.
- Le film de marque évite le détail. Le film de levée vit du détail : le processus, le produit en usage, le terrain, l’atelier, la ligne de production, le client qui s’en sert vraiment.
- Le film de marque se regarde seul. Le film de levée se regarde avant, pendant ou après un échange, et il doit tenir à côté d’un deck qu’il ne doit surtout pas répéter.
Un investisseur ne regarde pas votre film.
Il cherche la faille, et il la cherche vite.
Un message unique, et le courage de laisser tomber le reste
La difficulté d’un film de levée n’est pas de trouver quoi dire. C’est de renoncer. Vous avez un marché à expliquer, une technologie à défendre, une équipe à présenter, une roadmap, des clients, un modèle économique, une vision internationale. Tout est vrai, tout est important, et si tout entre dans le film, plus rien ne reste.
Nous commençons donc par une question désagréable : si votre interlocuteur ne devait retenir qu’une seule phrase, laquelle ? Pas un slogan. Une affirmation vérifiable, du type « ce produit est déjà installé chez des clients qui l’utilisent tous les jours », ou « nous avons résolu le point de blocage technique de ce secteur ». Cette phrase devient la colonne vertébrale. Tout ce qui ne la sert pas sort du film et retourne dans le deck, où c’est mieux à sa place.
Ce tri est la partie la plus utile de notre travail, et souvent la plus inconfortable pour les fondateurs. Il arrive qu’on passe une réunion entière à défendre le retrait d’une séquence à laquelle vous tenez. Ce n’est pas de l’obstination : chaque idée supplémentaire dilue la précédente, et un film qui essaie de tout prouver ne prouve rien.
Sur la durée, le principe est le même. Un film de levée est court. Pas parce que la mode est aux formats courts, mais parce que l’attention d’un comité est un budget limité et que vous n’êtes pas seul à le dépenser. Mieux vaut un film dense qu’on regarde en entier qu’un film complet qu’on arrête au milieu.
Si votre film peut être montré
à n’importe quel public, il ne sert pas votre levée.
Un film taillé pour des investisseurs assume d’être inconfortable ailleurs : trop technique pour un salon, trop factuel pour les réseaux sociaux, trop précis pour une page d’accueil. C’est le signe qu’il est au bon endroit. Si vous avez besoin d’un film grand public en parallèle, c’est un autre projet — et il coûtera moins cher d’en tourner deux bien ciblés que d’en produire un qui échoue dans les deux pièces.
Ce qu’on filme réellement
Une fois le message fixé, la question devient concrète : qu’est-ce qui, à l’image, tient lieu de preuve ? Notre réponse tourne presque toujours autour des mêmes matériaux.
- Le produit en fonctionnement, pas en présentation. Une machine qui tourne, un logiciel utilisé par quelqu’un dont ce n’est pas le métier de le démontrer, un prototype qui fait ce qu’il annonce. La caméra sert de témoin, pas de vitrine.
- Le terrain. L’atelier, la ligne, le chantier, l’entrepôt, le laboratoire, le point de vente. Un investisseur qui voit l’endroit où les choses se passent comprend en quelques secondes ce qu’un paragraphe de deck met une page à décrire. Quand l’échelle du site fait partie de l’argument, le drone a une vraie utilité — sinon on s’en passe.
- Les fondateurs, filmés comme des gens qui savent. Pas d’interview débitée face à un fond flou avec un prompteur. On cherche la manière dont vous parlez de votre sujet quand vous n’êtes pas en train de le vendre. C’est là que la crédibilité se joue, et c’est aussi la séquence la plus difficile à réussir.
- Les clients ou les utilisateurs, quand ils acceptent. Rien ne remplace quelqu’un d’extérieur qui explique pourquoi il vous a choisi. C’est la séquence la plus lourde à organiser et la plus rentable à l’écran. Elle demande de l’anticipation, parfois un accord juridique, et il faut la lancer très tôt.
- Du motion design pour ce qui ne se filme pas. Un fonctionnement interne, une architecture, une comparaison avant / après. Sobre, lisible, sans effet. Il complète les chiffres que vous choisissez d’afficher — nous ne les inventons pas, nous les mettons en forme.
Ce que nous ne faisons pas : mettre en scène une activité qui n’existe pas encore. Faire jouer des clients par des comédiens, remplir un open space d’amis pour l’occasion, filmer une chaîne à l’arrêt comme si elle produisait. Ces trucages se voient, et dans une salle où l’on vous prête déjà une tendance naturelle à embellir, se faire prendre coûte plus cher que tout le film.
Délais et budget : les deux contraintes à regarder en face
Un film de levée arrive presque toujours dans un calendrier tendu. Le premier réflexe utile est de compter à l’envers, en partant de la date du premier rendez-vous où le film doit exister, puis d’ajouter le montage avant le tournage. Notre règle d’estimation est simple et rarement fausse : deux jours de montage pour un jour de tournage. Sur une levée, il faut aussi prévoir les allers-retours de validation, qui sont plus nombreux qu’ailleurs parce que les fondateurs, les associés et parfois un conseil relisent chacun de leur côté.
Côté budget, un film de levée relève de la catégorie corporate : la fourchette utile va de 1 500 à 5 000 € pour un film unique, tourné en une journée, avec un montage travaillé. On monte vers une production complète, de 5 000 à 50 000 €, dès qu’il faut plusieurs sites, une équipe élargie, des tournages étalés dans le temps, une captation à l’étranger ou une part importante d’animation. Le détail des facteurs qui font varier ces montants est expliqué sur notre page prix de la vidéo corporate.
Un point sur lequel nous sommes constants : le prix vient des humains et du temps passé, pas du matériel. Une caméra supplémentaire ne change pas grand-chose au devis. Une journée de préparation avec vous, une deuxième journée de montage, un tournage rallongé pour capter le client qui n’était disponible que le lendemain : voilà ce qui pèse.
Dernier conseil, et il ne coûte rien : ne gardez pas le film pour la fin. Il sert aussi à obtenir les premiers rendez-vous, à relancer un fonds resté silencieux, à donner un support à vos associés quand ils parlent de vous en votre absence. Produit trop tard, il devient un objet de clôture au lieu d’un outil de conviction.
Parlons de votre calendrier avant de parler du film
Dites-nous à quelle date vous devez être devant des investisseurs, ce que vous voulez qu’ils retiennent, et ce que vous pouvez montrer aujourd’hui. Nous vous dirons franchement si un film est le bon outil, et s’il ne l’est pas nous le dirons aussi. Nous sommes basés à Mandelieu-la-Napoule, avec des équipes à Lille et à Nantes, et nous nous déplaçons partout où votre activité se passe réellement.
Si votre besoin est plus large — attirer des candidats pendant votre phase de croissance, présenter l’entreprise à des clients — regardez plutôt nos pages marque employeur et réalisations : ce sont des films différents, avec des règles différentes.
Nous répondons dans la journée.











