La vidéo motion design commence
là où la caméra s’arrête net.
Un processus interne, une donnée, un service qu’on ne peut pas poser sur une table : aucun objectif ne filmera ça correctement. Le motion design n’est pas un habillage qu’on ajoute au générique de fin. C’est l’outil qu’on choisit quand le sujet est invisible.
Il y a des sujets que le tournage ne sauvera pas
Vous connaissez le film. Une entreprise veut expliquer sa plateforme, son cycle de traitement, sa promesse de service. On envoie une équipe. On filme des couloirs, des mains sur un clavier, deux personnes qui hochent la tête devant un écran flouté. On monte ça sur une musique confiante. Et à la fin, le spectateur n’a toujours pas compris ce que fait l’entreprise.
Ce n’est pas un problème de cadre ou de lumière. C’est un problème de sujet. Le sujet n’existe pas physiquement, donc il n’y a rien à filmer. Les plans d’illustration ne sont pas une réponse, ce sont des excuses en images.
Le motion design part de l’autre côté. On ne cherche pas quoi montrer à la place du sujet : on fabrique le sujet. Un flux devient une ligne qui se déplace. Une architecture devient un schéma qui se construit. Un délai devient une échelle qui se contracte sous les yeux du spectateur. Le dessin animé au service de l’explication, sans faire semblant.
- Un processus. Ce qui se passe entre le moment où votre client commande et celui où il reçoit. Souvent l’information la plus difficile à faire passer, et la plus décisive commercialement.
- Une donnée. Un chiffre lu à l’écran s’oublie. Un chiffre qui se construit, se compare, prend une place physique dans le cadre, reste.
- Un service immatériel. Logiciel, assurance, financement, plateforme, méthode. Rien à poser devant l’objectif.
- Un avant-après. Un chantier avant travaux, un site avant refonte, un site industriel avant modernisation. La caméra filme un seul de ces deux états, jamais les deux en même temps.
- Ce qui est trop grand, trop petit, trop lent ou trop dangereux. Une coupe technique, une réaction chimique, un réseau national. Le motion design n’a pas ces contraintes.
Un motion design ajouté à la fin d’un film pour « dynamiser » ne dynamise rien.
Il signale juste que le film n’expliquait pas grand-chose.
Quand choisir l’animation, quand choisir la caméra
Nous sommes une agence de production généraliste. Nous tournons en vidéo, nous photographions, nous volons en drone. Nous n’avons donc aucun intérêt à vous vendre du motion design par défaut. La vraie question, en réunion de cadrage, est toujours la même : est-ce que le sujet existe devant l’objectif, oui ou non.
S’il existe, filmez-le. Un dirigeant qui parle bien, un atelier qui tourne, un produit qu’on peut prendre en main, une équipe qu’on veut rendre attirante pour de futurs candidats : la caméra reste imbattable, parce qu’elle apporte quelque chose que l’animation ne fabrique pas, la présence réelle de gens réels. Sur ces sujets-là, allez voir notre approche de la marque employeur.
S’il n’existe pas, l’animation n’est plus un choix esthétique, c’est le seul choix honnête. Et entre les deux, il y a une zone très large que nous utilisons beaucoup : le film mixte. Des séquences tournées pour les visages et le lieu, des séquences animées pour tout ce que le lieu ne raconte pas. C’est souvent la formule la plus efficace pour un film corporate, parce qu’elle donne au spectateur à la fois des gens à qui se rattacher et une idée claire à emporter.
Il existe aussi un cas moins noble mais parfaitement légitime : vous n’avez pas de site à montrer, pas d’équipe photogénique disponible, pas d’autorisation de tournage. L’animation permet de produire un film propre sans mobiliser vos équipes une journée entière. Ce n’est pas de la triche, c’est de la logistique.
En motion design, le travail invisible, c’est le scénario.
Sur un tournage, notre règle d’estimation est simple : deux jours de montage pour un jour de tournage. En animation, il n’y a pas de jour de tournage du tout. Tout le film est fabriqué en post-production, image par image. C’est pour cette raison qu’un projet d’animation ne se juge jamais à la longueur de la vidéo finale, mais au nombre d’idées qu’il faut réussir à rendre lisibles.
Comment nous fabriquons un motion design
La partie qui décide de la qualité du film se joue avant qu’une seule image ne bouge. Un beau motion design sur un mauvais script reste un mauvais film, simplement mieux habillé.
- Le tri. Vous arrivez avec dix messages. Nous en gardons deux ou trois. C’est la partie la plus désagréable du projet et la plus utile. Un film qui dit tout ne dit rien.
- Le script. Écrit pour être entendu, pas pour être lu. Phrases courtes. On enlève les mots dont personne n’a besoin. La voix off, quand il y en a une, dicte le rythme de toute l’animation.
- Le storyboard. Le moment où vous voyez le film avant qu’il coûte cher. On valide ici, pas plus tard : une correction sur un storyboard prend une heure, la même correction sur une animation terminée peut coûter plusieurs jours.
- La direction artistique. On travaille à partir de votre charte : vos couleurs, votre typographie, vos formes. Un motion design qui ne ressemble pas à votre marque est une occasion manquée, surtout en diffusion payante où votre logo apparaît trois secondes.
- L’animation. Le mouvement porte du sens. Une chose qui apparaît, qui grossit, qui se divise ou qui disparaît raconte quelque chose. Les animations décoratives qui ne racontent rien, on les enlève.
- Le son. Voix off, habillage sonore, sous-titres incrustés. Une part importante de l’audience regarde sans le son : si le film n’est pas compréhensible en silence, il n’est pas fini.
- Les déclinaisons. Un master pour le site, un format vertical pour les réseaux, une version courte pour la publicité, une version sans voix pour un salon ou un écran d’accueil.
Nous sommes installés à Mandelieu-la-Napoule, avec des équipes à Lille et à Nantes. Le motion design a l’avantage d’être un travail d’atelier : les allers-retours se font à distance, sans mobiliser votre agenda. Quand une partie du film doit être tournée, nous intervenons principalement sur les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône, et nous nous déplaçons partout ailleurs.
Ce que ça coûte, et pourquoi
Notre principe de tarification ne change pas d’un format à l’autre : le prix vient des humains et du temps qu’ils passent, pas du matériel. En animation, c’est encore plus visible qu’ailleurs, puisqu’il n’y a pas de matériel du tout à mettre en avant. Vous payez de la conception, de l’écriture, du dessin et de l’animation.
| Type de projet | Ordre de budget |
|---|---|
| Formats courts en série pour les réseaux, habillages, animations éditoriales | 50 à 500 € par vidéo |
| Film explicatif animé, corporate ou marque employeur | 1 500 à 5 000 € par vidéo |
| Production complète, dispositif multi-formats, animation ambitieuse | 5 000 à 50 000 € |
L’écart à l’intérieur d’une même ligne s’explique par trois choses : le nombre de messages à rendre lisibles, le niveau de création graphique attendu, et le nombre de déclinaisons. Un film construit sur des éléments graphiques existants coûte moins cher qu’un film dont chaque plan est dessiné pour l’occasion. Le détail de notre logique de prix est expliqué sur la page prix d’une vidéo corporate.
Un dernier point que peu de prestataires disent à voix haute : le résultat ne dépend pas seulement du film. Un excellent motion design vu par cent personnes vaut moins qu’un bon film vu par la bonne audience. Si votre budget global est serré, gardez-en une part pour la diffusion. Nous préférons produire un film un peu plus simple et le voir tourner, plutôt qu’un film parfait qui dort sur une page interne.
Trois choses que nous vous déconseillerons
- Le film de trois minutes qui explique toute l’entreprise. Personne ne le regarde en entier. Deux films courts et précis font davantage de travail qu’un film long et complet.
- Le texte à l’écran recopié du site. Une phrase de site web animée reste une phrase de site web. Un film s’écrit à l’oral, sinon il vaut mieux garder la page.
- L’animation en remplacement d’un vrai témoignage. Quand vous avez un client satisfait qui accepte de parler face caméra, filmez-le. Aucune animation ne remplacera ce que sa voix apporte.
Nous produisons pour des marques et des institutions de secteurs très différents, du sport professionnel à l’industrie en passant par la distribution et la formation. Ce qui revient partout, c’est la même tentation : ajouter. Notre travail consiste souvent à faire l’inverse.
Dites-nous ce que vous n’arrivez pas à montrer
Le meilleur point de départ n’est pas un cahier des charges, c’est une gêne. Le passage de votre présentation commerciale où les gens décrochent. Le schéma que vos commerciaux redessinent à la main à chaque rendez-vous. La question que tous vos clients posent alors que la réponse est écrite partout. C’est exactement là que le motion design est utile.
Envoyez-nous ce sujet, même en trois lignes. Nous vous dirons franchement si l’animation est le bon outil, si un tournage ferait mieux le travail, ou si un film mixte serait plus juste. Nous vous donnerons un ordre de budget dans les fourchettes ci-dessus, et vous pourrez comparer avec la page prix d’une vidéo corporate avant même de nous répondre.
Nous répondons dans la journée.











