Vidéo de lancement produit :
on part de la date de sortie et on remonte le rétroplanning.
Un lancement a une date. Elle est fixée par le commerce, par la logistique, par un
salon ou par un référencement en centrale, et elle ne bouge pas parce que le montage
prend du retard. Une vidéo de lancement produit ne se planifie donc pas dans le sens
de la lecture : elle se planifie à l’envers, en partant du jour où le produit est en
rayon et en remontant jusqu’à aujourd’hui.
Le calendrier commande tout le reste
Sur la plupart des projets vidéo, la date de diffusion est souhaitée. Sur un lancement,
elle est subie. Le produit arrive à l’entrepôt un jour précis, la mise en rayon se fait
une semaine donnée, la campagne d’achat média est réservée, la conférence de presse est
calée, les commerciaux ont leur rendez-vous distributeurs. Tout cela existe avant que
vous nous appeliez, et rien de tout cela ne se décale pour un film.
C’est la seule différence de fond entre une vidéo de lancement et une vidéo corporate.
Le film corporate qui sort avec deux semaines de retard sort quand même. La vidéo de
lancement qui sort deux semaines après la mise en rayon ne sert plus à rien : les
clients ont déjà vu le produit sans elle, les distributeurs ont déjà installé le linéaire,
les journalistes ont déjà écrit ou pas écrit. Vous n’avez pas produit une vidéo de
lancement, vous avez produit un film de rattrapage.
Nous commençons donc toujours par la même question, avant même de parler d’idée, de
format ou de budget : quelle est la date, et qu’est-ce qui se passe ce jour-là ?
La réponse détermine ce qu’on peut faire, ce qu’on doit abandonner et ce qu’on tourne
en premier.
Si vous nous appelez sans date de lancement,
vous n’avez pas encore de projet de lancement.
Remonter le fil, étape par étape
Le rétroplanning se construit à rebours. On pose le jour J, puis on recule case par
case jusqu’à tomber sur une date de départ. Si cette date de départ est déjà passée,
ce n’est pas grave : cela veut simplement dire qu’il faut réduire le périmètre du
film, pas repousser le lancement. Mieux vaut le savoir au premier rendez-vous qu’à
trois jours de la livraison.
| En remontant depuis le jour J | Ce qui s’y joue | Ce qui casse si l’étape saute |
|---|---|---|
| Jour du lancement | La vidéo est déjà en ligne, déjà envoyée aux distributeurs, déjà chargée dans les formats des plateformes. | Rien à rattraper. Le lancement se fait sans image. |
| Avant : diffusion et mise en place | Déclinaisons par format, sous-titres, versions courtes, fichiers livrés aux équipes qui les publient. | Le film existe mais personne ne l’a au bon format le bon jour. |
| Avant : validations | Retours marketing, juridique, direction, parfois le distributeur ou la marque partenaire. | C’est l’étape la plus sous-estimée, et celle qui mange les rétroplannings. |
| Avant : montage | Dérushage, montage, étalonnage, son, motion design éventuel. | Comptez deux jours de montage pour un jour de tournage. Ce n’est pas négociable à la baisse. |
| Avant : tournage | Le produit doit être physiquement là, dans sa version finale, avec son packaging définitif. | C’est le point de blocage numéro un des lancements. |
| Avant : préparation | Intention, script, choix des lieux, casting, autorisations, planning de tournage. | On tourne sans savoir quoi montrer, et ça se voit à l’écran. |
| Aujourd’hui | Cadrage du projet, arbitrage du périmètre selon le temps réellement disponible. | — |
Cette lecture inversée change les décisions. Quand on lit le planning dans le sens
normal, on se dit qu’on a le temps. Quand on le lit à l’envers, on découvre souvent
que la vraie deadline n’est pas le lancement : c’est le jour où le produit fini doit
être devant la caméra.
Ce qui fait réellement dérailler un lancement
Les retards ne viennent presque jamais de la production vidéo. Ils viennent de l’amont,
et ils sont toujours les mêmes.
- Le produit n’est pas prêt. Prototype non conforme, coloris final non validé, série pilote en retard d’usine. On ne filme pas un produit qui ne ressemble pas encore à celui que le client achètera.
- Le packaging arrive après le tournage. Un produit se filme avec son emballage définitif, ses mentions légales, son code-barres. Un packshot fait avec une maquette imprimée se refait, et se repaie.
- Le circuit de validation n’a pas été cartographié. Si trois directions et un service juridique doivent valider, il faut le savoir en préparation, pas au moment d’envoyer la première version de montage.
- Le nom, la baseline ou le prix bougent. Tout ce qui est écrit à l’écran est figé au montage. Un changement de nom après montage, c’est un ré-étalonnage de tous les habillages.
- Personne n’a prévu les déclinaisons. Un film ne suffit jamais. Il faut du vertical, du court, du muet sous-titré, parfois du format long pour le site. Ces versions se pensent au tournage, pas après.
- La diffusion n’a pas de budget. Le résultat d’un lancement dépend aussi du budget de diffusion, pas seulement du film. Une bonne vidéo que personne ne voit reste une vidéo que personne ne voit.
Nous posons ces six questions au premier rendez-vous. Elles ne sont pas agréables, mais
elles évitent la conversation nettement plus désagréable qui arrive sinon dix jours
avant le lancement.
Deux façons de filmer un lancement
Un lancement produit se raconte soit par le produit lui-même, soit par le moment où il
rencontre son public. Les deux se tiennent, et souvent on fait les deux, parce qu’ils
ne servent pas au même endroit du dispositif.
Le premier type de film se tourne dans des conditions maîtrisées, souvent en studio, et
se planifie sereinement dès lors que le produit fini est disponible. Le second se tourne
une seule fois, en direct, et suppose une équipe qui sait quoi ramener avant même que la
journée commence. Les deux relèvent du même rétroplanning, mais pas du même niveau de
risque.
Le prix vient des humains et du temps passé,
pas du matériel — et le temps, sur un lancement, est déjà compté.
C’est pour cette raison qu’un projet lancé tard coûte plus cher à qualité égale : il
faut plus de monde en même temps pour compenser le calendrier. Nous préférons vous le
dire au moment du devis plutôt que de vous vendre un planning que personne ne pourra
tenir. Le détail de ce qui fait varier un budget est sur notre page
prix d’une vidéo corporate.
Des produits et des ouvertures filmés à date fixe

Decathlon Oxelo
Montrer un produit en usage, pas posé sur une table : le geste explique la promesse plus vite que le discours.
Voir le projet →

Adidas Cap 3000
Une ouverture ne se retourne pas le lendemain. Tout le film se joue sur une seule journée, prévue longtemps à l’avance.
Voir le projet →
Donnez-nous la date, on remonte le planning avec vous
Concrètement, la première conversation dure une vingtaine de minutes et sert à poser
trois choses : la date du lancement, la date à laquelle le produit fini sera
physiquement disponible, et la liste des personnes qui devront valider. À partir de là,
nous vous renvoyons un rétroplanning daté et un périmètre réaliste. Si le calendrier ne
permet pas le film que vous imaginiez, nous vous le disons tout de suite et nous
proposons ce qui tient dans le temps restant.
Côté budget, une série de formats courts pensés pour les réseaux et le point de vente
se situe entre 50 et 500 € par vidéo. Un film de marque ou de produit
avec préparation, tournage dédié et post-production soignée relève de la fourchette
1 500 à 5 000 € par vidéo. Un dispositif complet de lancement, avec
plusieurs jours de tournage, plusieurs livrables et de la production graphique, se
situe dans la fourchette 5 000 à 50 000 €. Le détail des facteurs de
prix est expliqué sur cette page, et l’ensemble de
nos productions est visible dans nos réalisations.
Nous sommes basés à Mandelieu-la-Napoule, avec des équipes à Lille et Nantes, et nous
intervenons principalement sur les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône —
mais nous nous déplaçons partout où votre produit se lance.
Nous répondons dans la journée.











