Vendre un produit
qu’on ne peut pas montrer : la vidéo pour les startups tech.
Un logiciel, une API, une plateforme : il n’y a rien à poser sur une table, rien à filmer en gros plan, rien qui brille sous un projecteur. Ce que vous vendez est une promesse d’usage. Notre travail consiste à la rendre visible, avec du motion design et de la mise en scène d’usage plutôt qu’avec une démonstration produit qui n’existe pas.
Le problème n’est pas votre produit. C’est qu’il tient dans un écran.
Quand une marque de sport nous appelle, on sait quoi filmer : un geste, une matière, un athlète. Quand c’est un éditeur de logiciel, la question change complètement. Le produit est une interface. Il ne bouge pas, il n’a pas de texture, et il ne devient intéressant qu’au moment où quelqu’un s’en sert pour résoudre quelque chose.
La réponse par défaut du marché, c’est la capture d’écran. On enregistre l’interface, on ajoute une voix off et une nappe de piano, on appelle ça une vidéo produit. Le résultat se regarde une fois, par des gens qui étaient déjà convaincus. Il ne raconte rien à celui qui découvre votre nom sur LinkedIn.
L’autre réponse par défaut, c’est la vidéo entièrement animée, très propre, très générique : des formes qui glissent, des icônes qui pulsent, une voix qui explique que vous simplifiez la vie de vos clients. Techniquement correct. Interchangeable avec les vingt concurrents de votre catégorie.
Nous partons d’ailleurs. Avant de parler d’esthétique, on cherche la scène : à quel moment concret, dans quel lieu, avec quel problème en tête, quelqu’un ouvre votre outil. Cette scène-là existe presque toujours, et elle est filmable.
Une capture d’écran avec de la musique dessus,
ce n’est pas un film. C’est de la documentation.
Deux leviers, presque toujours combinés
Sur un produit immatériel, deux outils font le travail. Séparément, ils sont limités. Ensemble, ils remplacent la démonstration produit.
- Le motion design. Il montre ce qu’aucune caméra ne peut atteindre : un flux de données, une architecture, une comparaison avant / après, un chiffre qui se construit. Il sert aussi à simplifier une interface réelle — on ne filme pas les vingt boutons de votre back-office, on isole les trois qui comptent et on les redessine pour qu’ils restent lisibles sur un téléphone.
- La mise en scène d’usage. On filme des humains, des lieux, des gestes. Un chef de chantier qui consulte une tablette dans la boue, un agent qui vérifie un accès à l’entrée d’un bâtiment, un conducteur de bus qui suit son itinéraire. Le produit apparaît en situation, à sa vraie place : petit, discret, décisif.
- Le mélange des deux. C’est là que la vidéo devient explicative sans devenir un tutoriel. Le plan réel donne le contexte et l’enjeu, l’animation se pose par-dessus pour montrer ce qui se passe dans la machine. Le spectateur comprend en même temps le problème et la réponse.
- Le drone quand il y a une échelle à donner. Un chantier, un site industriel, un réseau de transport à l’échelle d’une agglomération. Pas pour faire joli en ouverture, mais parce que certaines réalités ne se comprennent que de haut.
Le reste — sous-titres, versions verticales, déclinaisons courtes — n’est pas un supplément décoratif. Une vidéo tech se regarde sans le son dans neuf cas sur dix. Elle est pensée comme ça dès l’écriture, pas rattrapée au montage.
How much it costs, and why
Nous préférons dire les fourchettes tout de suite plutôt que de vous faire remplir un formulaire pour les découvrir. Trois familles de budget couvrent l’essentiel des demandes tech que nous recevons.
| Type de production | Fourchette | Usage typique en tech |
|---|---|---|
| Social / éditorial, formats courts en série | 50 à 500 € par vidéo | Annonces de fonctionnalités, extraits d’interviews, formats verticaux pour LinkedIn |
| Corporate / marque employeur | 1 500 à 5 000 € par vidéo | Film de présentation, témoignage client, recrutement d’ingénieurs |
| Production complète | 5 000 à 50 000 € | Film produit avec motion design, tournage multi-sites, campagne déclinée |
Une chose à comprendre sur les projets tech : la ligne qui pèse n’est pas le tournage, c’est l’animation. Notre règle d’estimation habituelle est de deux jours de montage pour un jour de tournage. Sur un film avec du motion design, ce rapport monte, parfois beaucoup, parce que chaque schéma animé se conçoit, se dessine et se corrige. C’est du temps humain, et c’est ce qui fait le prix.
Ce n’est jamais le matériel. Une caméra plus chère ne rend pas votre proposition de valeur plus claire. Ce qui la rend claire, c’est le temps passé à comprendre ce que vous vendez avant d’écrire la première ligne. Le détail des fourchettes est sur notre page prix de la vidéo corporate.
Un bon film sans budget de diffusion
reste un bon film que personne ne voit.
C’est une conversation que nous avons systématiquement avec les startups, et elle est parfois désagréable. Si l’intégralité de l’enveloppe part dans la production, il ne reste rien pour aller chercher l’audience. Mieux vaut un film un cran en dessous de ce que vous imaginiez, et de quoi le pousser vraiment. Nous préférons le dire au premier rendez-vous plutôt qu’au moment du bilan.
Trois produits invisibles, trois façons de les montrer

Buildots — Data Cloud
Comment donner une forme visible à une plateforme d’analyse de données de chantier, en articulant terrain réel et animation.
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Access it
Un logiciel qui travaille en arrière-plan : le film le rend perceptible par les situations qu’il permet, pas par ses écrans.
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Envibus / Pysae
Une solution embarquée montrée à l’échelle d’un réseau de transport, du poste de conduite jusqu’à l’usager.
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Dites-nous ce que fait votre produit. On vous dit comment le filmer.
Nous sommes une agence de production vidéo, photo et drone, installée à Mandelieu-la-Napoule, avec des équipes à Lille et à Nantes. Nous intervenons principalement sur les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône, et nous nous déplaçons partout ailleurs quand le projet le demande. Un studio ouvre prochainement à Mandelieu sous la marque N’ Studio, utile pour les interviews et les prises de parole dirigeants sans mobiliser vos locaux.
Le premier échange sert surtout à écouter. Ce que vous vendez, à qui, contre quoi, et à quel endroit du parcours la vidéo doit intervenir. De là sortent un format, un budget dans l’une des trois fourchettes ci-dessus, et un calendrier réaliste. Si vous recrutez en même temps, la page marque employeur traite l’autre moitié du sujet.
Nous répondons dans la journée.











